VENDU – Michel COUCHAT (1935- 1998), Composition abstraite

Description

Ce que j’aime

J’aime ce tableau de Michel Couchat, pour son harmonie de couleurs raffinées, avec ses larges formes blanches, ivoire, qui rythment la toile, sont réveillées par les notes bleues et noires, briques sur ce fond gris, sans doute travaillées au couteau. L’on atteint un bel équilibre mais pas géométrique, poétique, un peu comme un paysage, ce qui n’est pas étonnant pour un artiste qui a travaillé de manière figurative : en 1959, il est intéressé par le travail de Staël, de Cézanne, ce qui est visible dans cette toile, qui a néanmoins une force qui lui est propre, tension apaisée.

J’aime le fait que cette toile, datée de 1959, est entièrement ancrée dans son époque et les recherches picturales des grands maîtres. Ce n’est pas du tout une copie, c’est la résultante d’une démarche impérieuse vers l’équilibre.

 

Technique

Michel COUCHAT (né en 1935)

Composition abstraite

Huile sur toile signée en bas à droite, datée juin 1959 et dédicacée au dos (nom illisible) »A mon cher Guy ? »

 

Dimensions et poids

Hauteur : 50 cm- Largeur : 61 cm

Mix & Match

Ce tableau est une œuvre d’art exigeante, qui mérite d’être bien entouré d’œuvres de qualité : sans doute sera-t-il plus aisément à sa place avec d’autres oeuvres abstraites : la qualité et le raffinement de son coloris, son équilibre lui permettent d’instaurer une atmosphère sereine et équilibrée, bien utile de nos jours. Du coup, la question des meubles qui l’accompagnent est un peu hors sujet : tout lui va car il saura s’imposer comme une vraie œuvre d’art. On imagine une atmosphère monacale, de grands canapés blancs : mas pourquoi pas le salon blanc de Gae Aulenti, apaisant lui aussi par la plénitude de son dessin ?

Exactement de la même époque, le salon en chêne ciré danois de Borge Jensen et Korinth Sonner évoquera une ambiance apaisée, éclairée par notre tableau, au chromatisme raffiné.


UGS 99 Catégorie


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Description

En savoir plus

Le créateur

Michel Couchat (1935, Courbevoie 1998, Pantin)

Il a vécu à Pantin une grande partie de sa vie et exposé en 1984 et en 1995 au Centre administratif de la Ville.

Après de brèves études au lycée de Saint-Germain-en-Laye, Michel Couchat fréquente l’Académie Julian en 1951 et s’initie à la sculpture dans l’atelier de Joseph Rivière. Admis en 1953 à l’Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts, sa première exposition personnelle a lieu l’année suivante à la galerie de l’Odéon.

Au cours de sa carrière, il se lie d’amitié avec, entre autres les poètes Kateb Yacine et Kenneth White, les photographes André Villers et Henri Cartier- Bresson, le peintre Jean Hélion dont il sera très proche, les plasticiens Jean-Jacques Levêque et Louis Pons.

Dans les années 90, il est représenté par la galerie Diane Manière et la galerie Jean Peyrole.

Quelques occasions lui permettront de s’impliquer dans le spectacle : il enregistre le rôle d’Ignold dans Pelleas et Mélisandre sous la direction de Ingelbrecht en 1951, Léo Ferré lui confiera un rôle dans un oratorio la même année et, fruit d’une longue amitié avec la comédienne Bernadette Lafont, il participe au film « Une baleine qui avait mal aux dents » de Jacques Bral en 1970.

Sa démarche

De la campagne à la banlieue, de la Provence à Pantin, Michel Couchat hérite ainsi de la grande tradition française du paysage moderne en adoptant à la fois la composition géométrique de Cézanne (Fayence est situé en Provence non loin des lieux qui inspirèrent le maître d’Aix), la leçon impressionniste de la touche fragmentée et le traitement de la couleur expressionniste sur une palette qui va de Van Gogh à Nicolas de Staël. C’est en 1955 qu’il assiste à une exposition de ce dernier, visite déterminante pour le jeune étudiant de l’école des Beaux-Arts. Fasciné par la géométrie quasi abstraite avec laquelle De Staël traite ses paysages et le travail particulier de sa matière picturale, Couchat ira jusqu’à mélanger dans certains tableaux du sable à ses pigments fabriquant ainsi une pâte épaisse, déposée sur la toile par à-coups et par taches. Le jeu de la couleur et des tons des œuvres de Michel Couchat sera particulièrement remarqué et souvent associé à une symphonie musicale.

Ajoutons enfin aux diverses influences de Michel Couchat celle des primitifs du Moyen-âge et particulièrement Louis Bréa.

Depuis 1963, il est lié d’amitié avec Helaine et Yorick Blumenfeld, respectivement sculpteur et écrivain, et qui vivent à Grantchester. Le Cambridgeshire lui fournit l’occasion d’observer et de peindre un motif aussi chéri que redouté par les peintres: les nuances des ciels et les mouvements des nuages. Signalons que le Cambridgeshire est situé non loin du Suffolk, comté dans lequel le peintre John Constable effectua ses fameuses études de nuages.

Peut-être faut-il voir dans ce travail l’origine des grands lavis à l’encre de Chine que Couchat réalise dans les années 70 rappelant largement la calligraphie extrême-orientale.

Parallèlement, toujours préoccupé par les problèmes sociaux -notamment la pauvreté et l’oppression politique- il choisit de peindre, lors d’un séjour à Vienne en 1966-1967, des usines et des tours d’habitation de quartiers défavorisés plutôt que les élégantes façades viennoises.

Enfin, c’est en 1975 qu’il s’installe à Pantin, dans un atelier; il plantera sur la terrasse un «jardin sauvage» favorisant ainsi la présence d’herbes folles, de «mauvaises herbes» et d’insectes habituellement indésirables; une façon de recréer dans la réalité ce que la peinture souhaitait atteindre, osant l’association alors encore expérimentale de la possibilité d’une nature libre en périphérie urbaine, telle qu’on la voit largement débattue aujourd’hui, prolongeant dans tous les cas le geste de Monet qui avait fait de Giverny à la fois le modèle de ses tableaux mais aussi peut-être son œuvre la plus accomplie.

Son œuvre

De ses deux adresses : rue Auger à Pantin et le village de Fayence dans le Var, Michel Couchat en fera ses sujets de prédilection. C’est en effet le genre du paysage qui aura ses faveurs -que celui-ci soit naturel ou urbain- à l’image des deux œuvres du fonds d’art de la ville : Sans titre et Impasse sans nom (Passage Roche) inspiré d’une rue de Pantin.

C’est dans les années 50 qu’il commence à peindre les berges de la Seine, les écluses de Bougival, le parc de Marly… ces sujets issus de la banlieue parisienne le font qualifier de « paysagiste abstrait » par l’historien d’art Michel Ragon.

En effet, si l’on observe le Passage Roche, deux silhouettes se distinguent au premier plan sur une perspective qui forme la rue creusant ainsi la profondeur du tableau. De part et d’autre, les murs aux tons plutôt chauds semblent, comme les personnages, faits d’esquisses rapides et de peinture à l’huile savamment répartie en surface opaque ou presque transparente par endroit. La rue n’est pas expressément nommée sur le tableau et seul le sous-titre la précise. Le traitement de la peinture confinant à l’abstraction s’accorde au premier titre du tableau Impasse sans nom dans le sens o and ugrave; celle-ci pourrait se situer dans une multitude d’endroits autant que le traitement des personnages en fait des silhouettes anonymes.

C’est à partir des années 1965-66 que ses oeuvres rendent compte de préoccupations sociales: paysages industriels, bidonvilles de banlieue, building, casses de voiture … jusqu’à s’engager en 1969 dans un travail sur les boites de conserves et les carcasses de voitures. Selon Jean Clair, Couchat explore alors «Les usines, le canal, les cheminées, tout un décor plus noir que ceux de Trauner… cet entre-deux de la banlieue, ce no man’s land d’une guerre froide entre les nantis et les nécessiteux(…)» * particulièrement visible dans le tableau Fabrique à Saint-Denis (1966) exposé au Musée d’Art et d’histoire de Saint-Denis. **

Au nombre des motifs favoris de Michel Couchat, l’arbre, comme le montre l’œuvre sans titre. Un portrait d’arbre plus précisément tant son occupation de l’espace est dense sur cette toile, excluant toute présence humaine pour se consacrer entièrement au paysage.

La résidence Varoise du peintre sera le point d’observation privilégié des mouvements de la nature et là encore, le traitement pictural oscille entre abstraction et figuration, alliant géométrisation des formes, vivacité de la touche et expressionnisme des couleurs.

* Clair, Jean. Michel Couchat. Fondation Iperti, 1954

** Voir Des Cheminées dans la plaine, 100 ans d’industrie à Saint-Denis, Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis, édition Créaphis, 1998.

Un bel objet authentique et au juste prix

Ce tableau a été soigneusement sélectionné pour ses qualités esthétiques, son originalité et son prix juste. Notre choix privilégie avant tout l’acuité du design, gage d’une valorisation de votre nouvelle acquisition dans votre intérieur et d’une faculté à dialoguer avec votre mobilier, à s’accorder et à se mélanger pour créer une décoration unique.

Acheter un tableau moderne est un investissement raisonnable, et cela préserve les ressources de notre planète !

Informations complémentaires
Dimensions 50 × 61 cm
Créateur

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À propos

Dominique de Paillerets est passionné d’objets et d’art. Il aime particulièrement associer le mobilier des années 70 avec des objets du 18ème siècle, dans l’esprit de Henri Samuel.

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