Pierre Guariche pour Airborne, fauteuil G10 et ottoman Troïka , vers 1955

2 000

Description

Ce que j’aime

J’aime beaucoup cet ensemble composé du fauteuil G10 de Pierre Guariche et de l’ottoman Troïka de Paul Geoffroy, qui sont des icônes des années 1950/1960.

Les formes très géométriques du dossier et de l’assise basse, et surtout l’inclinaison si caractéristique des deux blocs formant accotoirs, dessinant un trapèze élégant, combinées à leur piétement métallique minimaliste rendent le fauteuil suprêmement élégant. Le système d’assise Free-span développé par Airborne en plaquettes et ressorts métalliques assure un grand confort, relayé par la mousse du dossier et de l’assise. Enfin l’ottoman de Paul Geoffroy, pour Airborne, aux mêmes lignes tendues, permet d’allonger les jambes, pour un confort maximal.

Pour faire ressortir les lignes très tendues de leur design, une bouclette blanc cassé de Bisson Bruneel, la Rolls des tissus, a été choisie, qui suit au plus près les arêtes de ces volumes très nets. Le blanc cassé leur donne un côté épuré, très moderne.

J’aime beaucoup le fait que ce fauteuil et cet ottoman aient été conçus par Pierre Guariche et Paul Geoffroy, deux des grands designers français des années 1950/1960 et aient été produits par Airborne, qui, ayant fait de gros bénéfices avec les fauteuils AA, peut développer des collaborations avec les plus grands : Guariche, Olivier Mourgue, René-Jean Caillette… Leur utilisation du système d’assise Free-span introduit un confort et une grande pureté de ligne, grâce à la faible épaisseur de l’assise que cela permet.

Technique

Pierre Guariche (1926-1995) et Paul Geoffroy designers- Airborne éditeur

Fauteuil G10, le modèle créé en 1955par Pierre Gurariche et ottoman Troïka, crée par Paul Geoffroy à la même période.

Le fauteuil est composé d’un piètement tubulaire en métal laqué noir, supportant quatre pieds obliques reliés à l’avant et à l’arrière par une entretoise et terminés de patins en plastique noir, d’une assise, d’un dossier, les deux rectangulaires, et de deux accoudoirs trapézoïdaux en mousse recouverts d’un tissu bouclette en laine et coton de Bisson Bruneel blanc cassé. Le fauteuil très confortable grâce au système de ressorts et lamelles Free-span qui soutient l’assise et permet qu’elle soit très peu épaisse.

L’ottoman à assise rectangulaire est doté de quatre pieds légèrement obliques en métal laqué noir, petits pieds en laiton.

Entièrement restaurés et retapissés selon le modèle d’origine, mousses et tissu neufs.

Traces d’étiquette d’éditeur sur l’ottoman.

Bibliographie : L. Blaisse, A. Jacob, A. Jeauneau, Pierre Guariche,éditions Norma, modèle reproduit p. 100, pour le fauteuil G10. Pierre Deligny, édition Galerie les Modernistes, Airborne : le dessin avec cote de la chauffeuse Troïka figure dans le livret attenant : Index des modèles 1945-1975.

Dimensions et poids

Fauteuil :

Hauteur :  77 cm – Largeur : 75 cm- Profondeur : 79 cm

Hauteur de l’assise : 39 cm

Poids : 18,5 kg

Ottoman :

Hauteur : 41 cm- Largeur : 53 cm- Profondeur : 34,5 cm

Poids : 7 kg

Mix & Match

Ce fauteuil G10 et l’ottoman Troïka ont une grande pureté de ligne, ainsi qu’une grande légèreté. De ce fait, ils se prêtent assez bien à de nombreuses cohabitations !

Contemporains du lampadaire à tablette de Mado Jolain et René Legrand, le gris et l’orange de la tablette jouant avec le blanc cassé, plus neutre, du fauteuil et de son ottoman, ils peuvent aussi dialoguer avec la table basse de Julien de Covemaeker au plateau de céramique mordorée.

Je les imagine être un contre-point de blancheur face à l’importante sculpture de Guillaume Leunens « Colonnes », datée de 1966, dont la surface travaillée de métal mat tend également des lignes droites dans l’espace.

Pour rester dans une atmosphère chic mais moderne, le lustre Cubico de Gaetano Sciolari peut éclairer la pièce où on les placera. Il y a là une même recherche de simplicité mais aussi de raffinement de la ligne et des détails.

Sur les murs, on a le choix : tout va très bien avec notre fauteuil G10 et l’ottoman Troïka, qui ont une couleur neutre et un dessin très épuré!

Evidemment, en premier choix, j’accrocherai la Composition d’Edgard Pillet, qui date des années 1950/1951 et a la même exigence de rigueur extrême des lignes sans cependant négliger la beauté de la gamme chromatique.

Chacune des deux tapisseries de Daniel de Linière Vent d’été et Nuit d’Espagne jouera son jeu différemment avec cet ensemble de Pierre Guariche et Paul Geoffroy : Vent d’été est tout à fait contemporaine, et son décor découpé sur ce fond beige fonctionnera tout à fait à côté du blanc cassé épuré du fauteuil et de l’ottoman. Les grands aplats de Nuit d’Espagne répondront à la palette plus neutre de notre fauteuil et de son ottoman !

De façon intéressante, on trouvera d’autres fauteuils, tant français qu’américains : Charles & Ray Eames, Florence Knoll, Harry Bertoia… dessinent pareillement des piétements métalliques, qui entrent en résonnance avec notre ensemble de Pierre Guariche et Paul Geoffroy.

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En savoir plus

Les designers

Né en 1926 à Paris, Pierre Guariche fait ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Après la Seconde Guerre Mondiale, il s’associe avec un groupe de jeunes designers français à la recherche d’une alternative moderne aux arts décoratifs traditionnels français. Entre 1953 et 1057, il collabore avec Joseph- André Motte et Michel Mortier sous l’acronyme ARP (Atelier des Recherches Plastiques) et conçoit du mobilier dans des matériaux et formes innovants. Au même moment, il commence à travailler pour des grandes entreprises de design, comme Airborne, Meubles TV, Hûchers-Minvielle, Disderot et Steiner. A la fin des années 1950, Pierre Guariche devient le designer en chef de l’entreprise belge Meurop, où il se concentre sur le développement de mobilier élégant et bon marché.

Pierre Guariche travaille comme architecte, et conçoit des résidences privées, commerciales et publiques, notamment des stations de ski. Ses designs représentent son engagement pour la simplicité, et l’exploitation du potentiel de la production industrielle sans pour autant sacrifier la qualité.

Figure importante de la création de mobilier en France autour de 1960, Paul Geoffroy est aujourd’hui injustement oublié. Pourtant, son nom apparait régulièrement à l’époque dans les revues de décoration ainsi que dans les catalogues commerciaux Bobois et Airborne. En effet, ses créations de meubles ont été éditées par Bobois, ses sièges ont été édités par Airborne et largement diffusés par le réseau de magasins Bobois puis Roche-Bobois.

L’éditeur

Airborne

Lancée en 1951 par Charles Bernard (1904-1994), le premier produit d’Airborne est la AA Chair, conçue en 1938 par le collectif hispano-argentin Grupo Austral, composé de Juan Kurchan, Jorge Ferrari-Hardoy et Antonio Bonet.  Knoll produit la Butterfly Chair de Grupo Austral dans les années 1940. Après la guerre, André Bloc, un ami de Charles Bernard, l’informe que Knoll n’a plus les droits pour produire ces designs. Charles Bernard acquiert les droits et renomme le nouveau siège de Airborne avec les initiales du magazine d’André Bloc appelé L’architecture d’aujourd’hui. L’AA Chair est un best-seller, dont les bénéfices ont permis à Airborne de collaborer avec les plus grands designers français, mais aussi de concurrencer les plus grands fabricants français.

Non content de reproduire des designs brevetés, Charles Bernard souhaite aussi créer des pièces originales en collaboration avec les talents de l’époque. La première collaboration d’Airborne est celle avec le designer français Pierre Guariche, qui mènera à la collection Prefacto (1951-1953), une suite de mobilier en acier tubulaire et en bois. Pierre Guariche conçoit également une célèbre collection de fauteuils et de canapés pour Airborne, dont les fauteuils G10. Parmi les artistes qui ont collaboré avec Airborne au milieu du 20ème siècle, on compte René-Jean Caillette, Jacqueline Lecoq, Joseph-André Motte et Antoine Philippon.

La collaboration la plus innovante d’Airborne est celle avec Olivier Mourgue, avec le Joker Easy Chair en cuir noir (1959), que Charles Bernard accepte immédiatement de produire. C’est le début d’une relation fructueuse qui durera plus de 10 ans, et contribuera largement à la réputation d’Airborne en France comme à l’internationale. La Djinn Chair (1965) et son style futuriste Space Age des années 1960 a désormais sa place dans l’histoire du design : avec le sofa de la même ligne, ils sont même apparus dans 2001 : L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick, sorti en 1967. Aujourd’hui, ils ne sont plus en production et sont devenus de réelles pièces de collection.

Malheureusement, le succès de la Djinn Chair n’a été que rétroactif, car malgré les critiques positives, Airborne a du mal à vendre ce modèle aux vendeurs et consommateurs de l’époque, qui n’aiment pas beaucoup l’avant-gardisme. En 1962, Airborne investit dans leur réseau de vendeurs et décide de séparer l’entreprise en deux afin d’atteindre plus de marchés différents : Airborne Résidence pour le marché domestique et Airborne Collectivité pour les objets commerciaux.

C’est Airborne qui est à l’origine du perfectionnement de la technique du recouvrement de la mousse de caoutchouc injectée avec un tissu jersey synthétique. C’est grâce à des publicités provocantes qu’Airborne se fait connaître dans le monde entier. Produite par Hautefille, la publicité “Tout est là” choque le monde entier car on peut y voir 50 fesses rondes, métaphore de la pliabilité et du confort des sièges d’Airborne.

 

Un fauteuil et un ottoman authentiques et au juste prix

Notre ensemble de Pierre Guariche et Paul Geoffroy a été soigneusement sélectionné pour ses qualités esthétiques, son originalité et son prix juste. Notre choix privilégie avant tout l’acuité du design, dont la signature de Pierre Guariche et Paul Geoffroy est garante, ainsi que la qualité de fabrication promise par Airborne, gages d’une valorisation de votre nouvelle acquisition dans votre intérieur et d’une faculté à dialoguer avec votre mobilier, à s’accorder et à se mélanger pour créer une décoration unique.

Acheter des meubles vintage est sûrement un investissement raisonnable, tant est grande l’appétence pour les années 1950/ 1960.

Enfin, acheter des meubles vintage préserve les ressources de la planète terre.

Informations complémentaires
Poids 25 kg
Dimensions 79 × 75 × 77 cm
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À propos

Dominique de Paillerets est passionné d’objets et d’art. Il aime particulièrement associer le mobilier des années 70 avec des objets du 18ème siècle, dans l’esprit de Henri Samuel.

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